Accéder au contenu principal

Qui a tué Willy Wolf ?

Il est parfois étrange de voir comment la réalité rejoint la fiction. Lorsque j'avais écrit "Drapeau blanc", le second récit des Temps maudits, je m'étais documenté sur l'ancien pont transbordeur de Nantes. L'histoire se déroule au début du 20ème siècle. Joseph, un ancien légionnaire, tombe amoureux de Carmen, une trapéziste. Ils vont grimper la nuit sur le pont transbordeur. Ce sera le point culminant de l'histoire mais je n'en dis pas plus.



Or, il se trouve qu'en 1925, un certain Willy Wolf, ancien légionnaire lui-même et acrobate, va monter la nuit sur le pont transbordeur pour effectuer un saut périlleux. Il y aura un accident et son corps disparaîtra dans la Loire...



Cette tragédie a marqué les esprits à l'époque. De nombreuses cartes postales ont circulé, représentant Willy Wolf dans son habit d'acrobate à tête de mort (!).  Stéphane Pajot, écrivain, journaliste à Presse Océan et auteur de nombreux livres sur l'histoire de Nantes, recherche d'ailleurs d'autres cartes postales du fameux Willy (ou autres formes de témoignages). N'hésitez pas à contacter la rédaction !



Pour information, ce n'est pas le seul à avoir voulu sauter d'une architecture en fer. En 1912, un inventeur du nom de Reichelt a sauté de la Tour Eiffel avec un vêtement-parachute qui devait lui assurer de planer comme une chauve-souris. Le résultat, malheureusement, n'a pas été très différent de celui de Willy Wolf.



Si vous voulez savoir ce que fabriquait Joseph sur le pont transbordeur en pleine nuit, et ce qu'il advint de lui, il ne vous reste plus qu'à commander Les Temps maudits ou à l'acheter en librairie (notamment disponible chez Durance, Coiffard, L'Atalante, Vent d'Ouest, à la librairie du Lieu Unique à Nantes, à l'Espace culturel Atout Sud à Rezé, à la librairie L'Encre Bleue à Pornic, au café-librairie L'Equipage à Bouaye, etc.).

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Liste (de Noël) de mes publications !

Noël, c'est la saison des listes, alors je me suis dit, comme ça, et si je faisais (enfin) la liste de mes textes littéraires publiés, sous mes différents pseudonymes ? Peut-être, je dis bien peut-être, pourrait-elle coïncider (ce serait vraiment un pur hasard !) avec votre liste de cadeaux ? 😇 Je n'ai pas la chance de connaître personnellement le Père Noël (même si je l'ai croisé plusieurs fois), mais quelque chose me dit que si vous lui demandez très gentiment, et que vous prévenez votre famille de votre intention de vous procurer l'intégrale de Danny Mienski, oui, c'est possible, votre rêve peut se réaliser ! Vous pourriez même, en m'envoyant un petit message avant le réveillon, recevoir une dédicace à glisser dans l'un des livres 😎 La plupart de ces textes ont été publiés sous le nom de Danny Mienski : LITTERATURE BLANCHE (ou générale, contemporaine...) « Petit Martin » (sous pseudonyme), paru dans le recueil  J’ai fait un rêve  à l’occasion du 50e ann...

Retour sur l'atelier spécial science-fiction de Guérande

C'est à l'occasion du festival des science-fiction les Mycéliades que la médiathèque de Guérande m'a contacté. J'étais déjà intervenu deux fois par le passé et la nouvelle responsable, qui avait reçu de bons échos des ateliers, attendait de me voir à l'œuvre 😏. En tant qu'auteur des littératures de l'imaginaire, la science-fiction est un genre que j'affectionne, même si "le genre" est plus large que cela et peut englober également la fantasy, le fantastique, le steampunk, le dark romance, etc. L'atelier a été l'occasion de parler de la science-fiction (dans laquelle nous vivons déjà, avec le téléphone portable, l'intelligence artificielle, la découverte d'exoplanètes...) mais surtout d'écrire des histoires, de plus en plus longues, jusqu'à inventer à plusieurs un scénario de film de SF. J'ai aussi eu le plaisir de retrouver Hélène, une ancienne participantes de nos ateliers d'écriture à Guérande, qui en profité ...

Mes six tatouages d'écrivain

Rien n'est fixé à la naissance. En tout cas, personne ne m'a prévenu. Si l'on veut comprendre comment je suis devenu écrivain, le plus simple est d'enlever quelques vêtements et de vous montrer mes tatouages. Je commence par écrire de la poésie à l’âge de dix ans. Ces poèmes valent tout ce que valent les poèmes à cet âge. N’est pas Rimbaud qui veut. Je continue par imiter ce que j’aime lire, des « livres dont vous êtes les héros » et des récits de science-fiction. J’envoie mes textes à mon cousin Christophe, qui me fait un retour avant de m’envoyer les siens. Ce n’est pas encore un atelier d’écriture, mais cet échange me motive, me stimule. « Mon cousin Christophe » est mon premier tatouage . A onze ans, j’entre au collège. Madame Aubert, notre professeur de français, nous annonce au début de l’année : « Il n’y aura pas de 18 ou de 20 chez moi. Si votre rédaction est excellente, je mettrai un A dans votre bulletin de notes. Les grandes écoles savent ce qu...